Le but de l’incarnation

Si la matière et l’Esprit sont connectés entre eux par un fluide primitif créateur, et on peut donc s’interroger sur le but réel et l’utilité même de l’incarnation ? Il se trouve que la matière éthérée de l’Esprit étant en tout supérieure, quel est alors pour elle le besoin, de s’incarner, et ainsi donc de perdre son temps dans une prise de forme, qui ne lui apporte en vérité que des complications et des catastrophes pratiquement constantes ? D’après le spiritisme il en ressortirait que c’est Dieu lui-même qui l’impose comme étant un moyen de d’avancer dans ce monde et ainsi donc de se rapprocher du Divin lui-même.

Quel est le but de l’incarnation des Esprits ?

Si l’on se met d’accord sur le fait qu’il existe une entité supérieure, disons Dieu, a émis l’obligation pour les Esprits le passage obligatoire par le phénomène de l’incarnation, et cela dans un but plus qu’essentiel dans la marche de l’Univers, alors il se trouve que pour certains Esprits, ce passage est un objectif alors que pour la plus part des autres, il est un genre d’expiation. Le fait d’arriver à une certaine perfection est un chemin tortueux et vraiment très long que tous les Esprits ne font pas de la même façon.
Mais on pense qu’il est encore un autre objectif que Dieu poursuit : c’est celui de mettre l’Esprit à l’œuvre dans l’œuvre même de la conception du monde. Si l’on prend un corps donné, l’Esprit, quand il est en harmonie avec la matière nécessaire, participe à l’œuvre générale et dans le même temps profite d’une progression que lui confère cette expérience. En avançant dans sa progression, il se rapproche donc de son créateur, de Dieu et y va dans le sens de sa volonté. C’est donc par cette norme universelle, que tous les événements vont se suivre et s’enchaîner dans un certain ordre, tout ce qui arrive répond à une certaine solidarité.

Il se pourrait qu’on soit tenté de croire que les Esprits sont dès le début voués à suivre le chemin du bien, et qu’ils n’aient pas de  besoin véritable de suivre celle qui passe par l’incarnation . Mais, dans ce cas-là, cela aurait eu pour résultat le développement des injustices. Et c’est donc dans ce souci qu’il y a un peu d’équité, que Dieu a créé des Esprits plus ou moins vides et ignorants. C’est donc par la succession de leurs incarnations, qu’ils vont s’instruire, et apprendre à partir des différentes épreuves de la vie dans un corps, et ceux qui sont capables de suivre le plus rapidement possiblement possible la voie du bien, arrivent le plus tôt au but final. Les différentes péripéties de la vie dans un corps sont le plus souvent le résultat des défauts dont regorge l’Esprit. Et dans cette démarche, moins il y aura d’imperfections et moins il y a d’affliction !

La création de l’âme

Il est une question qu’on est emmené à se poser, qu’est-ce qu’une âme ? Et si ce ne serait pas un Esprit incarné. On pense donc en fait que l’âme, n’était qu’un Esprit avant de rentrer en union avec le corps. Et ce sont ces deux éléments qui ne forment donc au final qu’une seule entité, à la seule différence qu’une âme ne peut exister que dans le cas où celle-ci possède un corps auquel il a la possibilité de s’unir, alors qu’il est établit que l’Esprit a la capacité d’exister par ses propres moyens .
On conviendra donc que les âmes sont des Esprits qui demeurent d’abord dans le monde de l’invisible, et ensuite vont s’unir au corps, et avant de se procurer une enveloppe de chair et de la sorte se purifier et pouvoir progresser dans la voie de la perfection. L’homme n’est dans ce cas alors que l’association d’un corps et d’une âme. En plus d’être un fin lien qui tient les deux entités liées il y a une autre liaison très importante entre le corps et l’âme qui va agir sur la matière, et vice versa.
Dans ce cas on peut considérer l’homme comme étant la conjonction de trois parties essentielles :

  • Le corps, ou encore la partie matérielle de l’être est un analogue aux animaux et est animé par le même principe fondamental.
  • L’âme ou encore Esprit qui est incarné et dont le corps ne représentent en fait qu’une habitation dans la vie sur terre.
  • Le principe intermédiaire, est ce lien qu’Allan Kardec avait choisi d’appeler le « périsprit », c’est une substance en partie matérielle qui sert de première enveloppe à l’Esprit et va unir l’âme et le corps durant la vie sur terre.

C’est cette création du « périsprit » qui a été emprunté au monde des végétaux, et plus particulièrement au monde de fruit pour être plus exact, il est donc conçu avec son germe, le périsperme et sa coquille.

 Le corps peut-il exister sans âme ?

Dans un sens on peut dire oui, mais il est plus évident qu’un corps sans âme ne serait en vérité qu’une simple masse faite de chair sans véritable intelligence, donc on ne pourrait pas le considérer comme un homme. On peut donc dire que pour qu’un homme existe, il faut en lui nécessairement dans l’enveloppe de chaire, une âme, c’est pourquoi dans le cas où un corps cesse de vivre, l’âme est contrainte de le quitter.
Il n’y a avant la naissance d’un homme, pas encore une union totale entre le corps et l’âme, alors que lorsque la mort arrive, l’âme dont l’association ou plutôt l’union a été établie, interrompt les tous les liens et va donc s’en aller du corps qu’il habitait. La vie à l’intérieur d’un organisme peut donner à un corps sans âme la vie, mais il faut tout de même préciser que l’âme ne peut demeurer dans un corps privé de la vie au sens physiologique.

En conclusion

La notion d’âme est donc la plus part du temps utilisé pour noter des sujets plutôt différents : l’essence même de la vie, et le fluide vital qui circule dans les organes, c’est aussi l’étincelle de vie originelle.

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